Nouveau Thesaurus des IAM de l’ANSM

Le nouveau thésaurus des interactions médicamenteuses (IAM) vient d’être publié par l’ANSM le 22 janvier dernier.

Les  médicaments ajoutés au thésaurus.

Abatacept, acide cholique, bedaquiline, bendamustine, cabozantinib daclatasvir, defibrotide, deferoxamine, deferiprone, dexrazoxane, dolutegravir, eribuline, eslicarbamazepine, fidaxomycine, lomitapide, macitentan, maraviroc, mitotane, mycophenolate sodique, ponatinib, raltegravir, regorafenib, rilpivirine, riociguat, simeprevir, sofosbuvir, teriflunomide, tolcapone, trabectedine,vismodegib.)

Quelques nouvelles IAM à noter:

  • les IPDE5 avec le jus de pamplemousse :une augmentation des concentration sérique entrainant un risque d’hypotension severe (Association déconseillée)
  • le repaglinide et le triméthoprime : augmentation de l’action de la répaglinide par inhibition de son métabolisme ( association déconseillée avec surveillance étroite de la glycémie)
  • Avanafil avec clarithromycine et telithromycine : augmentation des concentration sérique entrainant un risque d’hypotension severe (Association Contre Indiquée)

Modification des contraintes:

L’acide fusidique est contre indique avec les inhibiteurs de l’HMG Co-A réductase indépendamment de l’indication de l’acide fusidique.

– L’association des vaccins vivants attenues avec les glucocorticoïdes est contre-indiquée et non plus déconseillée. De même, cette contre-indication s’applique pour l’association avec les immunosuppresseurs, mycophenolate mofetil et sodique inclus.

– l’association de l’ivabradine avec le diltiazem ou le vérapamil est contre-indiquée et non plus déconseillée.

 

lien vers le thésaurus complet

lien vers la mise à jour

Un petit rappel:

La notion des différents niveaux de contraintes:

Quatre niveaux de contrainte

Contre-indication

La contre-indication  revêt un caractère absolu.
Elle ne doit pas être transgressée

Association déconseillée

L’association déconseillée doit être le plus souvent évitée, sauf après examen approfondi du rapport bénéfice/risque.
Elle  impose une surveillance étroite du patient.

Précaution d’emploi

C’est le cas le plus fréquent.
L’association est possible dès lors que sont respectées, notamment en début de traitement, les recommandations simples permettant d’éviter la survenue de l’interaction (adaptation posologique, renforcement de la surveillance clinique, biologique, ECG, etc…).

A prendre en compte

Le risque d’interaction médicamenteuse existe.
Il correspond le plus souvent à une addition d’effets indésirables.
Aucune recommandation pratique ne peut être proposée.
Il revient au médecin d’évaluer l’opportunité de l’association.

 

Docteur Boucherat

Pharmacien DU gérontologie et pharmacie clinique Du orthèses et prothèses externes Membre du Comité Directeur du réseau Oncologie 93

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